Citations et textes sur le deuil

 

Lorsque je vais au cimetière, je regarde ta tombe : je ne pense rien alors,
je ne pense que des choses triviales, je me dis que tu es là.
A deux mètres sous mes pieds, deux mètres ou trois, je ne sais plus,
et je ne crois pas ce que je pense, et ça vient d'un seul coup, ça vient lorsque je me retourne,
c'est là que je te vois, dans l'amplitude et l'ouvert du paysage,
dans la beauté sans partage de la terre et du grand ciel, toi partout à l'horizon,
c'est en tournant le dos à ta tombe que je te vois.

(Christian Bobin)

Les vivants sont trop absorbés par ce qu'ils veulent et les morts trop éblouis par ce qu'ils voient
pour jamais se rencontrer.

(Christian Bobin)

Quelqu'un meurt,
Et c'est comme des pas
Qui s'arrêtent.
Mais si c'était un départ
Pour un nouveau voyage...

 

Quelqu'un meurt,
Et c'est comme une porte
Qui claque.
Mais si c'était un passage
S'ouvrant sur d'autres paysages...

 

Quelqu'un meurt,
Et c'est comme un arbre
Qui tombe,
Mais si c'était une graine
Germant dans une terre nouvelle...

 

Quelqu'un meurt,
Et c'est comme un silence
Qui hurle.
Mais s'il nous aidait à entendre
La fragile musique de la vie...

 

(Benoît Marchon)

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j'ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté !
Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je sera là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai !
Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit !

 

N'allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

 

(Prière amérindienne)

Je suis debout au bord de la plage
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.

 

Quelqu'un à mon côté dit :
"Il est parti !"
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard. C'est tout...

 

Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
Pas en lui.

 

Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "il est parti !"
Il en est d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
S'exclament avec joie :
"Le voilà !"...

 

C'est cela la mort.

 

(William Blake)

L'amour ne disparaît jamais...la mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce d'à côté.
Je suis moi et vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres,
nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
Ne changez rien au ton,
Ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée,
simplement parce que je suis hors de votre vue?
Je vous attends, je ne suis pas loin,
juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.

(Saint Augustin)

Personne ne sait encore si tout ne vit que pour mourir ou ne meurt que pour renaître.
(Marguerite Yourcenar)

Le jardin de ce monde ne fleurit que pour un temps.
(Gandhi)

Dieu a donné une soeur au souvenir et il l'a appelée espérance.
(Michel-Ange)

La vie des morts est de survivre dans l'esprit des vivants.
(Cicéron - merci Onyx174)

L'homme qui a le plus vécu n'est pas celui qui a compté le plus d'années, mais celui qui a le plus senti la vie.
(J.-J. Rousseau)

Les larmes les plus amères versées sur les tombes
tiennent aux paroles passées sous silence et aux actions restées inaccomplies.
(Lillian Hellman)

L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console.
(William Shakespeare)

L'épreuve du courage n'est pas de mourir, mais de vivre.
(Vittorio Alfieri)

Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile,
C'est doux, la nuit, de regarder le ciel.
(Le Petit Prince, St Exupery)

Il est venu au monde et je l'ai perdu avant même de le rencontrer, s'est lamentée cette femme.
Je n'ai pas su lui répondre, à cette époque, ce que j'ai découvert depuis et que je sais aujourd'hui
Que certains bébés, certains enfants se "donnent la liberté" d'apparaître,
de seulement apparaître dans la vie, pour insuffler l'envie à l'un de leurs parents de naître enfin ou d'accéder à plus de vie dans leur existence.
Certains enfants sont de passage pour montrer à l'un ou à l'autre de leurs géniteurs un chemin,
pour témoigner d'un choix de vie à faire.
Certains enfants, par leur mort subite, invitent... leurs parents à oser un changement qu'ils n'avaient pu envisager jusqu'alors.
Certains enfants ont ce pouvoir de dire par leur présence furtive et fugitive et leur disparition brutale : "Ose ta vie, toi seul la vivra"
Nous pouvons ainsi écouter et entendre le message secret envoyé par ces enfants
dont la présence éphémère nous blesse à jamais si nous restons sourds à leur message d'espoir.

(Jacques Salomé)

Le temps passe si vite qu'on ne le voit pas passer. Et pourtant il passe ; il ne fait que ça, il fait aussi vieillir.
(Paul Toupin)

La vie n'est qu'une prière faite d'amour et de pleurs pour enfin ouvrir la porte du coeur celle de la mort.
(Auteur Inconnu - Merci G.na)

 

La mort n'est qu'un passage.
Je suis seulement passé dans la pièce à coté.
Je suis moi, Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné
Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent.
Ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez de rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez ou ne priez pas. Souriez, pensez à moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été.
Sans emphase d'aucune sorte,
sans aucune trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle toujours été.
Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos vues ?
pourquoi serais-je hors de vos pensées.
Je ne suis pas loin. Juste de l'autre coté du chemin.

(Charles Peguy)

La vie n'a pas d'âge
La vraie jeunesse ne s'use pas.
On a beau l'appeler souvenir,
On a beau dire qu'elle disparaît,
On a beau dire et vouloir dire que tout s'en va,
Tout ce qui est vrai reste là.
Quand la vérité est laide,
C'est une bien fâcheuse histoire.
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.
Les gens très âgés remontent en enfance
Et leur cœur bat là où il n'y a pas d'autrefois.

(Jacques Prévert)

L'adieu

J'ai cueilli ce brin de bruyère.
L'automne est morte, souviens-t'en.
Nous ne verrons plus sur terre
Odeur du temps, brin de bruyère,
Et souviens-toi que je t'attends.

(Guillaume Apolinaire)

Lettre venue d'ailleurs

Tu as souhaité m'écrire, laissant le soin aux nuages,
le soin de me transmettre ton message.

Cette seule intention m'autorise à te répondre
afin de te dire qu'en partant, j'ai bien emporté
toute la richesse et l'amour de notre vécu,
et, si du poids de mon corps je me suis allégé,
je n'en reste pas moins, dans l'ombre, à tes côtés.

Dés lors, si tu es à la recherche de notre hier,
laisse voguer en toi les pensées et les rêves,
car, dans ces voyages, nous nous retrouverons
pour vivre ensemble cette intime complicité,
et donner ainsi toute sa force à son éternité.

Que la caresse du vent, un rayon de soleil,
une étoile filante ou une goutte de pluie
soient les anges porteurs de cet écrit
pour en traduire auprès de toi le sentiment,
afin que, laissant de côté regrets comme oublis,
tu vives intensément chaque moment de la vie.

(Michel Thivent)

Cette nuit-là...

Cette nuit-là, je ne le vis pas se mettre en route. Il s'était évadé sans bruit. Quand je réussis à le rejoindre, il marchait, décidé, d'un pas rapide. Il me dit seulement :
- Ah ! Tu es là ...
Et il me prit par la main. Mais il se tourmenta encore :
- Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J'aurai l'air d'être mort, mais ce ne sera pas vrai ...
Moi, je me taisais.
- Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd.
Moi, je me taisais.
- Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces.

(Antoine de Saint-Éxupéry - Le Petit Prince)

Au début j'ai bien cru perdre ma voix,
la parole et la mort sont comme deux personnes qui voudraient entrer dans une pièce en même temps et se gênent,
demeurent bloquées sur le seuil, au début la mort devenait de plus en plus grande et la parole bégayait de plus en plus,
ensuite j'ai compris qu'il fallait éviter comme la peste tout ce qu'on croyait savoir à ce sujet,
tous les mots convenus sur la douleur et la nécessité de revenir à une vie distraite,
j'ai compris que, comme pour la vie, il fallait écouter absolument personne
et ne parler d'une mort que comme on parle d'un amour, avec une voix douce, avec une voix folle,
en ne choisissant que des mots faibles accordés à la singularité de cette mort -là, à la douceur de cet amour-là.

(Christian Bobin)

La colère

On avait jusque là plus ou moins cru à une justice, à une sagesse inhérente à "l'ordre des choses"...et soudain son enfant se noie, son épouse meurt en couches ou son compagnon se tue.
Là tout vole en éclats.
Le fragile édifice de ses croyances et de ses convictions se trouve violemment ébranlé et on vient à se demander si on ne s'est pas trompé ou si on n'a pas été trompé.
On est en colère contre Dieu, en colère contre la destinée.
La révolte est soit brutale et explosive, soit insidieuse et rampante, quand, au fil des mois, tout ce à quoi on avait cru s'effrite.
L'épreuve est difficile...car c'est un système essentiel de repères et références qui est mis en cause...
Il est certain que l'on ne peut s'empêcher de ressentir ce qu'on ressent !
Pour l'instant, la colère est présente, il faut en tenir compte.
Si le chemin du deuil passe par elle, c'est qu'elle a manifestement sa raison d'être.

(Christophe Fauré)

La tristesse et les larmes

Dans les tribus indiennes, on dit qu'il ne faut pas laisser le mal se blottir.
Il faut le faire jaillir du corps, gicler hors de la peau comme les pépins de baies sauvages.
Il ne faut pas lui donner de prise. Car le malheur est habile.
Il plonge dans les parties vitales de l'organisme,
s'insinue dans les recoins les plus inaccessibles,
se love dans les viscères et jusque dans la bile.
Et il les anémie.

Ensuite, il leur ôte le goût de vivre.
Alors le cœur se ternit, les yeux s'engorgent.
Et comme le dos se courbe, le teint se flétrit.
Non, le chagrin, cela se chasse, comme les pépins de raisin.
Pour l'extirper, il ne sert à rien de se gratter la chair et le sang.

Il lui a dit - et elle le croit car c'est un grand sorcier -, il lui a dit que l'eau salée est le meilleur des remèdes.

Les Indiens enduisaient leurs malheureux de cataplasmes marins.
C'est parce que, le mal, il fond dans l'eau salée.
C'est parce que l'eau de mer agit sur la peau comme par osmose.
Elle aspire les larmes à la surface.
Pendant des jours et des jours, il faut s'humecter sans cesse.
Alors le malheur se dissout dans les larmes, se délite à petites gouttes pour sourdre hors du corps par les yeux.

Pour guérir de la mort, il faut pleurer.

(Myriam Cohen-Welgryn)

Quand un jour tôt ou tard, il faut qu'on disparaîsse,
quand on à plus au moins vécu, souffert, aimé,
il ne reste de soi que les enfants qu'on laisse
et le champ de l'effort où l'on aura semé.

(Charles de Gaulle)

 

La mort n'atteint pas seulement celui qui doit fermer les yeux à jamais mais aussi les autres,

tous les autres qui recevront l'horreur et l'absence en partage.

 

(Marie-Claire Blais)

Tant de belles choses

 

Même s'il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire "à demain"
Rien ne défera jamais nos liens.
Même s'il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train,
L'amour est plus fort que le chagrin.
L'amour qui fait battre nos cœurs
Va sublimer cette douleur,
Transformer le plomb en or !
Tu as tant de belles choses à vivre encore.
Tu verras au bout du tunnel
Se dessiner un arc-en-ciel
Et refleurir les lilas.
Tu as tant de belles choses devant toi.
Même si je veille d'une autre rive,
Quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive,
Je serai avec toi comme autrefois.
Même si tu pars à la dérive,
L'état de grâce, les forces vives
Reviendront plus vite que tu ne crois.
Dans l'espace qui lie le ciel et la terre
Se cache le plus grand des mystères
Comme la brume voilant l'aurore.
Il y a tant de belles choses que tu ignores :
La foi qui abat les montagnes,
La source blanche dans ton âme,
Penses-y quand tu t'endors :
L'amour est plus fort que la mort.
Dans le temps qui lie ciel et terre
Se cache le plus beau des mystères.
Penses-y quand tu t'endors :
L'amour est plus fort que la mort.

(Françoise Hardy)

 

 

La nuit n’est jamais complète

 

La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours, au bout du chagrin une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille Désir à combler, faim à satisfaire un cœur généreux.
Une main tendue, une main ouverte Des yeux attentifs
Une vie – la vie à partager.

(Paul Eluard)

 

Les mots exacts pour le dire

 

Je vous en prie, ne me demandez pas si j'ai réussi à le surmonter,
Je ne le surmonterai jamais.

Je vous en prie, ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant,
Il n'est pas ici auprès de moi.

Je vous en prie, ne me dites pas qu'il ne souffre plus,
Je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir.

Je vous en prie, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens,
À moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant.

Je vous en prie, ne me demandez pas de guérir,
Le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.

Je vous en prie, ne me dites pas
« Au moins vous l'avez eu pendant tel nombre d'années »,
Selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir ?

Je vous en prie, ne me dites pas que Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous êtes désolés.

Je vous en prie, dites-moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant,
si vous vous rappelez de lui.
Je vous en prie, laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Je vous en prie, mentionnez le nom de mon enfant.
Je vous en prie, laissez-moi simplement pleurer.

 

(Rita Moran)

L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console.

(William Shakespeare)

 

 

Chercher en avant 

 

Ne le cherchez pas en arrière, ni ici, ni là,
ni dans les vestiges matériels qui vous sont naturellement chers.
Il n’est plus là.. Il ne vous attend plus là.
C’est en avant qu’il faut le chercher, dans la construction de votre vie renouvelée…


Soyez lui fidèle et non point dans une sentimentalité rétrospective
avec laquelle il faut avoir le courage de briser..
Sa véritable trace n’est pas dans certaines manifestations de son activité.
Leur disparition même si douloureuse qu’elle puisse vous paraître, doit vous libérer,
non vous déprimer.
Non pas oublier, mais chercher en avant.
Malgré tout ce que vous pouvez sentir ou croire,
reconnaître avec évidence que votre vie doit soit se poursuivre. Je suis persuadé qu’elle commence.
Décidez-vous seulement à ne plus vivre dans le passé,
ce qui ne veut pas dire que vous oubliez celui-ci, mais seulement que votre manière,
la vraie, de lui être fidèle doit consister à construire en avant, c’est à dire à être digne de lui.
Ne vous isolez pas.
Ne vous repliez pas au fond de vous-mêmes.
Mais voyez le plus possible vos amis.
Donnez-vous.
C’est ce don qui vous libérera et vous épanouira.
Je voudrais que vous trouviez nombre de gens et de choses auxquels, noblement, vous vous donnerez.

 

(Pierre Teilhard de Chardin)

 

 

Un pont géant

 

J’avais devant les yeux les ténèbres.
L’abîme qui n’a pas de rivage et qui n’a pas de cime,
était là, morne, immense ; et rien n’y remuait.
Au fond, à travers l’ombre, impénétrable voile, je m’écriais :
« Mon âme, ô mon âme ! il faudrait, pour traverser ce gouffre,
où nul bord n’apparaît, et pour qu’en cette nuit jusqu’à ton Dieu tu marches,
bâtir un pont géant sur des millions d’arches.
Qui le pourra jamais ? Personne ! ô deuil ! effroi ! pleure ! »
Un fantôme blanc se dressa devant moi
et ce fantôme avait la forme d’une larme ;
c’était un front de vierge avec des mains d’enfants :
il ressemblait au lys que la blancheur défend :
ses mains en se joignant faisaient de la lumière.
Il me montra l’abîme où va toute poussière ,
si profond que jamais un écho n’y répond ;
et me dit : « si tu veux je bâtirai le pont ».
Vers ce pâle inconnu je levais ma paupière.
Quel est ton nom ? lui dis-je . Il le dit : « la prière ».

 

(Victor Hugo)
Poème écrit lors du décès de sa fille

Tu as tes occupations et la vie se hâte ;
sur ces entrefaits la mort sera là, à laquelle, bon gré mal gré, il faut bien finir par se livrer.

(Sénèque)
Merci à Greg

 

La mémoire est le miroir où nous regardons les absents.

(Source inconnue)

Je te reconnaîtrai
Nous sommes deux rivières dont les eaux sont mêlées dans l’unique océan.
Même si trop de larmes ont sillonné de rides le creux de tes paupières,
Même si la douleur et tous nos désespoirs ont fait de tes cheveux des filaments de givre,
Je te reconnaîtrai.
Même si le poids des années de chagrin a courbé tes épaules
A force de chercher de tout petits morceaux de joie et de tendresse,
Aux cendres du passé je te reconnaîtrai.
Même si ton regard a usé son éclat, s’est terni pour toujours,
Tant il a contemplé de misère et de haine, et tant d’obscurité,
Même si tout cela, je te reconnaîtrai.
Nous sommes deux rivières dont les eaux sont mêlées dans l’unique océan,
Et rien ne pourra jamais plus nous séparer.
Même au-delà du temps, je te reconnaîtrai…

Texte d'un fils pour sa mère
(merci Adelaïde)

 

 

Commentaires (237)

1. dvd 27/06/2016

Maman est partie il y deux semaines, 69 ans . Nous avions tant de choses à vivre encore, tant de projets. Le silence qui s'est abattu sur ma vie est assourdissant. On me dit d'être forte, c'est ce que je veux et pourtant, plus rien n'a de sens...

2. ... 13/06/2016

J'oubliais jamais le 31 mars 2016 c'est le jour où tu nous as quitter. Je ne comprend toujours pas pourquoi toi ! Tu aimer tant la vie ! Pourquoi ce jours là tu as pris ton scoot hein dit moi pourquoi ! Tu avait que 17 ans tu allait avoir 18 ans le 13 mai. Tu attendais tellement ce jours là ! Le jour de la majorité. Tu me manque chaque jours de plus en plus. devant les autres je fait la forte mais au fond je pleure. Quand je repense à tout les moments passer avec toi, je me dit que c'est pas possible que j'en passe plus jamais d'autre comme ca ! J'ai peur de l'avenir, j'ai peur d'oublier ses souvenirs. Tu est parti trop vite, beaucoup trop vite ! Mon petit anges parti trop tôt

3. Rose (site web) 03/06/2016

[b][/b]Bonjour à tous,
Je m'appelle Rose, j'ai 17 ans.
Aujourd'hui ça fait 3 ans que j'ai perdu ma grande soeur et je vais au cimetière cette après-midi. Elle n'est plus là depuis le 3 juin 2013 et je me sens seule, c'est dur de perdre sa grande soeur. Je pense que lorsque l'on fait son deuil c'est pour la vie car on ne pourra jamais être vraiment bien comme avant, lorsque la personne que vous avez aimé vous a quitté. On vit avec la douleur qui nous ronge, parfois s'assoupit mais elle reste ouverte. La perte d'un être cher c'est vraiment dur à vivre. Quand je ne suis pas bien je pense que les morts ne sont pas des absents, mais plutôt invisible. Je pense à ma soeur, elle n'est peut-être plus là physiquement mais d'une autre manière, oui. Je pense qu'elle dors, au moins elle ne souffres plus.
Je souhaite à toutes et à tous beaucoup de courage car il en faut, mais surtout de continuer sans eux, encore plus.
Chaque vie est une pommade, il en faudra des milliers pour se réconforter.
:) <3

4. olivier 04/04/2016

Je voudrais vous faire part de mon " vécue " , voila j'ai perdu en 3 ans et demi 7 personnes de ma famille . Cela a débuté par ma mère atteinte d'un cancer que nous avons accompagnée en fin de vie (mon frère , ma femme et moi même ).Ce fut un déchirement de la voir souffrir un peu plus chaque jour .Une chose en particulier me reste c'est lorsqu'elle me demandait un peu plus de morphine pour supporter la douleur qui la rongeait sur un ton et avec un air . J'étais complètement retourné cette femme si courageuse qui m'avait donnée la vie , m'avait serré dans ces bras , consoler , aimer ...... saleté de maladie .
Après de mon coté j'ai perdu mes deux tantes et un oncle , du coté de ma femme son oncle , que j'aimais beaucoup , et sa tante .
Un matin a mon réveil , j'ai découvert sans aucun signe annonciateur de quoi que ce soit , le corps sans vie et froid de ma petite femme .
J'ai vécu dans une sorte de tunnel ou je passais d'un enterrement à un autre jusqu’à celui de ma femme , la j'étais anéanti je vivais dans un brouillard constant ponctué de larmes , de douleur aussi bien psychologique que physique .J'étais en mode survie , le m'occupais de mes enfants des papiers et je retombais au plus bas dès que je me retrouvais seul .
Et puis un jour une amie m'a dit : " si tu étais à la place de ta femme voudrais-tu qu'elle soit heureuse ?"
La réponse fusa : " oui bien sur . "
A partir de ce moment un mécanisme ce mis en place comme un puzzle que l'on assemble .Oui j'ai perdu mes parents , la femme de ma vie , mais l'important c'était ce que j'avais reçu !
Tout cet amour non pas pour que je sombre dans la douleur et le chagrin , mais pour vivre encore sourire, ressentir , voir et même aimer un petit être (ma petite fille ) ce serait pour moi la plus belle façon de leur rendre hommage .
Non ce n'est pas facile , il faut se battre , il y a parfois des retours violents , mais j'ai trouvé une phrase que je me répète dans ces moments-la : souvient d'où tu viens , qui tu es , et où tu vas !
Il ne faut pas tomber dans le piège de la substitution mais vivre pour soi avec eux et non pour eux !
Voila ce que je voulais partager avec vous , je suis encore " convalescent " mais j'ai reçu tellement que je ne peux pas échouer , je n’ai pas le droit de gâcher cet amour dont je suis dépositaire !

5. jean wadson jean (site web) 19/03/2016

La mort n'atteint pas seulement celui qui doit fermer les yeux à jamais mais aussi les autres.
hellasssssssss!

6. Revien Nous (site web) 03/03/2016

Thomas tu nois à quitté le 04/11/2015 .. Pourquoi ? Elle ta percuter, tu avais que 14 ans merde ! Tu as laisser un dernier soupire devant le collège, mais tu as laisser là des gens qui t’aimerons toute leur vie, si pied sous terre ! ♡♡ On t’aime.. Un ange parti trop tôt ..

7. smisma01 19/02/2016

dans 2 jour sa fera 10 ans que mon frère est mort d'un accident de voiture a l'age de 18 ans. moi j'avais que 10 ans j'étais petite mais ce jour la a changer ma vie complètement. il me manque terriblement malgré tout le temps qui passe rien ne change pour autant il est et restera a jamais présent dans mon cœur. que dieu t'acceuille en son vaste paradis. je t'aime grand frere

8. hyraldo engosso 27/01/2016

salut les amis je suis tombé par hasard sur ce site et tout vos messages son tristes mais plein d'espoir

9. Sabiie 14/01/2016

Bonjours, aujourd'hui ça fait exactement 10 jours que j'ai perdus un de mes amis.. Mort d'un accident de voiture le 3 janvier 2016.. Le 8 janvier je suis aller à ses funerailles.. Ça été extremement dur pour moi.. Il n'avait que 19 ans, si jeune encore.. Tout vos messages étaient très triste.. Je detèste la mort..

10. van der graaf damien 26/12/2015

bonjour... j'ai 17 ans et j'ai perdu ma maman il y a 1 mois ... elle me manque tellement et je ne sait plus comment avancer... j'ai besoin d'aide...

11. Érika 23/12/2015

Perdre un être cher c'est la chose la plus horrible qu'on puisse vivre...1er décembre 2015 restera à jamais dans ma mémoire cette journée ou jai perdu l'homme de ma vie si tragiquement dans un accident de voiture...depuis ce jour j'ai du mal a realiser tout ca, je le cherche je voudrais qu'il vienne me voir, je lui parles et je crois qu'il m'entend. Parler leur autant qu'il faudra et rester fort c'est tout ce qu'il souhaiterait qu'on fasse pour eux...A toutes les personnes vivant un deuil, je vous souhaite bon courage

12. lili 09/12/2015

pour emilie...
je crie le prenom de ta fille ...
liliaaaaaaaaaaaaaaa <3

13. Saly 07/12/2015

Courage à vous tous ,franchement la perte d' un être est toujours compliqué a vivre, j' ai perdu ma tante en mars et le 4 Novembre j ' ai perdu le papa d 'un de mes meilleurs amis , c ' est compliqué à vivre , d ' accepter car la mort nous prouve toujours qu 'il est urgent d ' aimer . chaque instant qui passe partageons le avec nos proches la vie est tellement courte que chaque instant doit être comme le dernier.Courage a vous tous

14. ARIANE 17/11/2015

Une étoile de plus dans le ciel il est passé dans la pièce
à côté mon petit frère
Il est parti !!!!moi qui avait tant de choses à lui dire
Il ne sauras sans doute jamais combien, moi , je l 'aimais
Il me manque!!!!

15. Ky. 09/11/2015

C'est dur de lire tout ces textes sur la mort d'un proche. J'ai perdu un ami nommé Gael le 17.10.15 dans un accident de voiture.
Il avait à peine 17 ans.
C'est pas à cet âge là qu'on doit se quitter..
Je l'aimerais pour toujours, jamais je ne l'oublirais

16. passy de polace 01/11/2015

Il est 3 heures du matin je ne trouve pas le sommeil le chagrin me comprime la douleur m'arrache les entrailles ma soeur était tout pour moi celle qui avait le mot juste le bon conseil elle était ma grande soeur elle était mon amie elle s'est éteinte ce matin à5 heures je commence à compter les jours mon coeur est lourd de chagrins je ne me fait pas à l'idée q'uelle est morte je suis loin d'elle 6000 km nous séparent c'est difficile de vivre le deuil loin des siens

17. félicité 14/10/2015

Bonjour, j'ai perdu mon compagnon il y à dix mois ce jour, notre aventure à durée 2 ans, après des années difficiles tous les deux nous avons eu la chance de vivre une belle histoire. Malgrès la maladie nous avons vécu une belle histoire deux années d'un amour intense et de complicité, nous nous sommes battu contre cette foutue maladie qui à eu raison elle m'a volé mon etre aimé, je ne regrette rien. Mon chagrin, ma tristesse pas toujours évident mais je me bat pour ne pas me laisser aller il n'aurait pas voulu, il n'y a pas un jour ou mes pensées sont pour mon petit homme.il faut garder tous les bons moments passées ensemble......

18. Otaku 04/10/2015

Ça fait presque 1 mois que j'ai perdu ma grand-mère je suis âgée de 14ans à cet âge là nous ne sommes pas près à subir ça mais il le faut ma grand-mère avait une religion chrétienne je crois et cette religions ouvre encore ma cicatrice car je dois encore faire 1 messe en son honneur c'est très dur à supporté mais il le faut persévérer sinon vous donnerez de la tristesse à ceux qui vous regarde alors non on n'oublie pas mais on fait avec c'est triste oui c'est sûr mais relevez-vous et dites-vous "tu me regarde depuis la-haut je vais te faire sourire en souriant à mon tour après ta mort " cette phrase m'a relever courage à tous :)

19. GIL 08/08/2015

j'ai perdu ma fille de 23 ans le 14 avril 2014 dans in accident de la route. Elle était maman d'une petite fille de 6 mois Naomie. Pourquoi la vie m'a pris ma grande fille, si elle pouvait voir grandir sa jolie Naomie. Je n'attends plus qu'une seule chose c'est de la rejoindre au paradis. La vie ne vaut plus d'etre vecu, plus d'anniversaire, plus de noel plus de fete des pere.....en fait plus rien quoi..

20. Mélina 07/08/2015

J'ai perdu un ami très cher a mes yeux dans un accident de voiture, sa fait 1 mois aujourd'hui, Il devait avoir a peine 14 ans 2 Août. Il me manque tellement, Il avait toujours le sourire, nous racontait des blagues nuls mais dis par lui elle étaient tellement drôle.Quand je repensent a nos après midi passées ensembles avec des autres amis aussi, sa sa me fait mal. je n'arrive pas a faire son deuil même si devant les autres je fait semblant de l'avoir fait. Quand je vais devant sa tombe, je ne peux pas m'empêcher de pleurer jusqu'a ne plus avoir de larmes... Courage a tous

Voir plus de commentaires
Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Creative Commons License
Des Jolies Choses by Des Jolies Choses est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://desjolieschoses.e-monsite.com.